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Avr 18

De Djerba à Tozeur, dans les pas d’Ulysse…

Il est presque 15h lorsque nous atterrissons à Djerba « la Douce ». Une navette nous attend pour nous amener à l’hôtel, nous découvrons un paysage plat, aride, dominé par l’or du sable et le bleu intense de la mer. Nous avons choisi de résider dans un “funduq” à Houmt Souk, la ville principale de l’île. C’est un ancien caravansérail, l’équivalent de nos relais de poste. Quelques-uns ont été transformés en chambres d’hôtes de charme et, les propriétaires ont accepté que nous ne passions qu’une nuit avant de partir pour Tozeur puis, que nous revenions ici pour une semaine complète. Ils ont même eu la gentillesse de nous trouver un guide-chauffeur pour le trajet. Un cousin je crois… Je peux aussi vous conseiller l’Odyssee Resort & Thalasso qui est un très belle hôtel incluant une partie thalasso très pratique pour se détendre lors de votre voyage.

Au petit matin notre chauffeur est là qui nous attend à côté d’un 4×4 rutilant. Il nous accueille avec un grand sourire et nous décrit le parcours. Nous traverserons 350 km, dont une bonne part de désert, il propose une halte déjeuner à Kébili, chez un autre cousin…. Lorsque je lui demande si nous allons passer par El-Kantara et emprunter la voie romaine, il me dit que  le contournement du golfe de Boughara prendrait trop de temps, donc nous prendrons le bac à Ajim. Il enchaîne en expliquant que si nous ne perdons pas de temps, nous pourrons nous arrêter en bordure du Chott El-Jerid, le grand lac salé.

Le lendemain  matin, nous découvrons qu’il fait presque froid dans cette ville des portes du désert. Nous prenons une calèche-taxi, après moult palabres pour décider du trajet et du prix avec le cocher. En premier l’extérieur de la ville afin de découvrir l’immense oasis, un véritable caléidoscope de petits jardins potagers ombragés par les palmiers, et séparés les uns des autres par des seguias (canaux d’irrigation). Le cocher n’a pas envie de s’éterniser ici, il nous emmène vers la vieille ville et, nous dépose à l’entrée d’une ruelle.

Les couleurs sont ici bien différentes de ce que nous avons vu jusqu’ici. Les murs extérieurs des maisons construites en briques d’argile, présentent une grande variété de motifs géométriques qui ne sont pas sans rappeler ceux des tapis locaux. Il est facile de se perdre dans le dédale de ruelles surchauffées à cette heure, mais les habitants nous remettent gentiment sur le bon chemin, à force de gestes et de sourires amusés. Après quelques achats dans le magasin d’état, nous rentrons à l’hôtel en calèche, avec un cocher aussi lymphatique que son cheval…

Ce matin, nous avons opté pour une petite excursion au Chott El-Jerid qui est rosé et brillant en cette saison. Nous sommes quatre qui nous partageons la voiture et le guide. Il a la bonne idée de nous proposer d’aller voir une petite oasis de montagne et, lorsque nous la découvrons après ¾ h de route, nous nous confondons en remerciement. C’est une minuscule oasis déserte, quelques arbres d’un vert intense poussent le long d’un torrent de montagne qui se perd dans les sables proches. Le site est d’une beauté à couper le souffle…

Nous avons le temps d’aller visiter le musée Dar Cheraït avant de repartir. Sans être déçus, nous y retrouvons ce que nous avons déjà vu, de belles collections mais, peu de choses sur les traditions locales berbères. Après un rapide déjeuner, nous avons le plaisir de retrouver  le même chauffeur qu’à l’aller et bien sûr, son  beau 4×4  dont il est toujours aussi fier. Cette fois, nous ferons la route d’une traite pour rejoindre l’île des Lotophages…

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